Exposition Olivier Séchaud - du 15 avril au 15 mai 2020

Médiathèque de Lavelanet
du 15 avril au 15 mai

Lieu : Médiathèque de Lavelanet

Olivier Séchaud est né en 1951 à Lausanne.
Il y a 20 ans à la suite d'un rêve, le peintre décide de quitter la Suisse pour venir s'installer en Ariège, près d'Aigues-Juntes ; il y découvre un cadre de vie idéal qui lui permet de se consacrer sereinement et pleinement à la création picturale.

Contrairement aux lignes codifiées de l'abstraction, la peinture d'Olivier Séchaud se réfère aux courants de la peinture non figurative du XXème siècle. En tout premier lieu à celle de son oncle Robert Munger qui l'a beaucoup marqué, mais aussi à celle de Bissière, de Fautrier, de Rothko, d'Hartung, de Tal Coat, ou encore de Nicolas De Staël.

L'œuvre d'Olivier Séchaud s'inscrit aussi dans une démarche intellectuelle individualiste, fortement inspirée par la pensée du philosophe Max Stirner, précurseur de l'existentialisme et de l'anarchisme individualiste. Il fait sien le précepte de Stirner : "Chacun est unique et propriétaire de son unicité".

Artiste prolifique, Séchaud peint essentiellement à l'huile, en utilisant le plus souvent possible des pigments naturels prélevés localement, qu'il broie et prépare lui-même. La parfaite maîtrise des couleurs et des matières caractérise son style. Mais l'intérêt des toiles d'Olivier Séchaud ne se limite pas à leur esthétisme. Les superpositions de strates et les transparences qui en résultent constituent autant de mémoires superposées : mémoire de l'artiste bien entendu, mais également mémoire de tout un chacun. Car Olivier Séchaud, conformément à son éthique, n'impose aucune image, aucune pensée définitive. Il ouvre systématiquement au spectateur le champ des interprétations possibles.
Une sorte d'interface en somme entre le créateur et le contemplateur.
Tour à tour apaisée ou au contraire tourmentée et exaltée, l'œuvre de Séchaud se caractérise par sa variété qui correspond à une volonté de prise de risques assumée. Ainsi, pour éviter la monotonie et l'ennui de l'autoreproduction, le peintre n'hésite pas à travailler en renouvelant ses formats de toiles et en expérimentant de nouvelles gammes chromatiques.

La réalisation en 2018 du film documentaire Mane, le choix du peintre , consacré à l'artiste par le documentariste Camille Hélie, donne l'occasion à la BDA de mettre en lumière cette œuvre exceptionnelle.

Une exposition prêtée par la Bibliothèque départementale de l'Ariège.

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